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La protonthérapie

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Une technique de grande précision

La radiothérapie et la protonthérapie reposent sur un même principe : irradier les cellules cancéreuses avec des rayons. La différence entre les deux techniques réside dans le fait que la radiothérapie utilise majoritairement des rayons X ou des photons, tandis que la protonthérapie utilise les protons comme source d’énergie (particules situées à l’intérieur du noyau d’un atome). La protonthérapie peut être proposée comme alternative pour certaines tumeurs difficilement traitables. Concrètement, en protonthérapie, les faisceaux s’arrêtent net à la tumeur et évitent ainsi d’endommager les cellules saines situées à proximité de la tumeur. À l’inverse la radiothérapie va au-delà de la tumeur et a pour inconvénient de toucher plus de cellules saines à proximité. La quantité d’énergie et la profondeur du faisceau de protons peuvent être adaptées à la taille et à la forme de chaque tumeur. 

La protonthérapie : une nécessité en Grande Région

La radiothérapie a pris une place prépondérante dans les innovations technologiques liées au traitement des cancers ces dernières décennies, et plus de 60% des patients atteints de cancers sont aujourd’hui soignés par cette technique à un moment ou à un autre de leur maladie. 

En Grande Région, la moitié des 84 550 patients diagnostiqués d’un cancer chaque année sont aujourd’hui traités par radiothérapie, les autres prises en charge étant la chimiothérapie et la chirurgie. L’offre de radiothérapie y est par ailleurs particulièrement développée et réputée : de nombreux centres de radiothérapie existent et sont relativement bien répartis sur le territoire.  

Les grands établissements disposent d’équipements de radiothérapie de pointe et l’excellence des facultés de médecine des universités de la Grande Région est reconnue. Il n’y a néanmoins pas de centre de protonthérapie sur le territoire grand-régional malgré un besoin réel en Grande Région. On dénombre aujourd’hui 100 patients de la Grande Région pris en charge par protonthérapie annuellement dans les centres nationaux existants. Alors que 200 patients relèveraient théoriquement des indications actuelles dans les différents pays, donc 50% des patients qui pourraient recourir à cette technique n’y sont pas référés. 

Un choix de traitement adapté

Le choix de la prescription d’un traitement par protonthérapie revient au médecin oncologue. En effet, la protonthérapie n’est pas la technique d’irradiation la plus appropriée pour toutes les tumeurs. Il ne s’agit pas de proposer de la protonthérapie à chaque patient éligible à de la radiothérapie. Tous les patients ne tireront pas de réels bénéfices de la protonthérapie. Ce choix dépend de plusieurs facteurs : la localisation de la tumeur, sa profondeur, l’état de santé général du patient ainsi que de la balance bénéfice-risque liée à chaque tumeur. Cette technique est particulièrement recommandée dans des situations où les options de traitement sont limitées ou présentent des risques d’effets tardifs inacceptables pour le patient.

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Localisation des tumeurs pouvant être
traitées grâce à la protonthérapie

Le choix de la prescription d’un traitement par protonthérapie revient au médecin oncologue. L’usage de la protonthérapie se trouve limité à certains patients et à certains cancers.

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Les avantages de la protonthérapie

La protonthérapie présente de nombreux avantages. Elle permet d’atteindre des tumeurs quasiment inaccessibles en préservant les cellules saines situées à proximité de la tumeur, notamment lorsque celle-ci est voisine certains organes vitaux (cancers de l’œil et du cerveau, de la tête et du cou, du foie, du poumon et du sein, cancers pédiatriques, ou tumeurs situées à proximité de structures critiques) et limite le déclenchement de cancers secondaires. 

De plus, les principaux avantages de cette technique sont qu’elle permet de : 

  • réduire la dose délivrée sur les tissus sains et d’augmenter la dose sur la tumeur ;

  • limiter les effets secondaires (fatigue, réactions inflammatoires, etc.) ;

  • améliorer la qualité de vie pendant et après le traitement.

200
patients

pourraient bénéficier

d’un traitement par protonthérapie en
Grande Région*.

*Rapport réalisé par le cabinet GoHve (2020)